Rapport hebdomadaire 42/2026

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Prix du pétrole et IA

La semaine dernière, les marchés ont été animés essentiellement par deux thématiques : les prix du pétrole et l’IA. La hausse des cours du pétrole, qui ont atteint par moments 108 dollars, a provoqué une vague de ventes d’actions et d’obligations. Une nouvelle fois, cette augmentation peut être imputée au président américain Donald Trump, qui a brandi la menace d’une escalade du conflit avec l’Iran. Cela a provoqué une intensification des attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, et fait grimper la prime de risque politique sur le pétrole.

Plus tard, Trump a déclaré que les États-Unis avaient mené des « discussions productives » avec l’Iran et qu’ils s’abstiendraient de toute attaque contre ce pays avant les élections de mi-mandat, faisant ainsi redescendre les prix du pétrole à 100 dollars. À cela est venu s’ajouter son accord avec le président russe Vladimir Poutine concernant la commercialisation du diesel russe à l’approche des élections de mi-mandat américaines. Souvent qualifié de « cheval de trait de l’économie mondiale », le diesel a connu une pénurie massive en raison des dommages causés aux infrastructures et de la spéculation, ce qui a propulsé son prix vers le haut. Aux États-Unis, le prix du diesel au gallon est passé de 2.12 dollars en début d’année à 5.26 dollars ; après l’annonce de l’« accord Trump-Poutine », il s’échangeait toujours à 4.66 dollars, un record historique pour la saison.

À chaque fois que les cours du pétrole repartent à la hausse, cela attise les craintes inflationnistes, ce qui pourrait à son tour inciter les banques centrales à relever leurs taux directeurs, entraînant ainsi une hausse des rendements obligataires et, par conséquent, une baisse des cours des obligations. Au final, cette situation exerce également une pression accrue sur les actions. Sur les marchés obligataires, les principaux rendements ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs décennies. Même certains résultats brillants (Samsung Electronics), et des hausses de chiffre d’affaires impressionnantes (TSMC) n’ont pas réussi à susciter l’enthousiasme sur les marchés boursiers.

Au contraire, on a assisté la semaine dernière à l’émergence de doutes quant à la future rentabilité des investissements massifs d’OpenAI dans l’IA, ce qui a fait pression sur les valeurs du secteur des semi-conducteurs. Les actions de Softbank, investisseur dans OpenAI, ont perdu 5 %. Firmus, l’opérateur de centres de données soutenu par Nvidia, a reporté une introduction en bourse prévue d’un montant d’environ 5 milliards de dollars et décidé d’opter plutôt pour une levée de fonds privée en raison des turbulences qui agitent les marchés.

SpaceX, la société d’Elon Musk, a également dû faire face à des vents contraires. L’entreprise a besoin de 40 milliards de dollars pour acheter des puces d’IA de Nvidia. 30 milliards devaient être levés via des obligations, mais les primes de risque ont grimpé à plus de 200 points de base. Par conséquent, 20’000 dollars par an environ sont nécessaires pour assurer un million de dollars d’obligations SpaceX contre un défaut de paiement. Dès le mois de juin, SpaceX avait levé 25 milliards de dollars, et sur ce point également, les doutes s’intensifient face à l’agressivité avec laquelle l’entreprise finance ses projets d’IA.

Le Swiss Market Index est resté plus ou moins stable (-0.3 %) depuis le début du mois, à 13’787 points, avec une volatilité accrue d’environ 16. Au cours des trois mois précédents, celle-ci s’était établie en moyenne à 14.

Sujet de la semaine : Assemblée annuelle du FMI à Bangkok

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La semaine dernière, une observation particulièrement passionnante a pu être effectuée : à Paris, un renversement des hiérarchies traditionnelles du marché a eu lieu. Traditionnellement, les obligations d’État sont considérées comme la référence en matière de sécurité sur le marché obligataire. Pourtant, tel n’est plus le cas : les obligations d’entreprises françaises, qui représentent une valeur de près de 215 milliards d’euros, sont actuellement négociées comme si elles étaient plus sûres que les obligations d’État. Manifestement, le marché préfère les entreprises disposant de bilans solides et d’une stratégie claire par rapport aux obligations d’État.
Près de 38 % des obligations d’entreprises françaises, telles que celles de L’Oréal, d’Air Liquide et de TotalEnergies, affichaient des rendements inférieurs à ceux des obligations d’État de durée comparable. Ce découplage illustre la force de la demande en obligations d’entreprises et la faible confiance accordée à l’État. A l’échelon mondial, les objectifs de déficit non atteints en France, l’impasse autour du nouveau budget de l’État et l’élection présidentielle qui aura lieu dans six mois environ sont sources de vives inquiétudes.
Désormais, le Fonds monétaire international (FMI), qui intervient généralement lorsque des pays pauvres sont confrontés à une crise de la dette, s’inquiète non seulement pour la France, mais aussi, de manière plus générale, pour les États-Unis, l’Europe et le Japon. Les coûts d’emprunt de ces pays ont atteint leur plus haut niveau depuis plusieurs décennies. Pour faire face à la hausse des coûts du crédit en lien avec l’endettement public historiquement élevé, les États contractent encore davantage d’emprunts, ce qui peut entraîner un cercle vicieux. Ce sera précisément le thème principal de l’assemblée annuelle du FMI qui s’ouvre aujourd’hui à Bangkok. En effet, il sera difficile pour les États de maintenir le niveau actuel de dépenses dans d’autres domaines pour leurs citoyens.
La combinaison de la hausse des prix de l’énergie, de l’inflation et des taux d’intérêt est inquiétante surtout en raison du fait que l’endettement des économies avancées atteint un niveau historiquement élevé. Cette dette est l’héritage de l’époque à laquelle l’argent était bon marché et où de nombreuses prestations sociales ont été augmentées, et le fruit de la hausse des coûts de refinancement observée depuis. Avant même la récente phase de hausse des taux d’intérêt, les gouvernements du monde « riche » dépensaient déjà plus de 3’300 milliards de dollars par an en intérêts. Par conséquent, de plus en plus d’argent est nécessaire non pas pour financer l’avenir, mais le passé.
L’aide du FMI est toujours subordonnée à des programmes de réformes. À l’heure actuelle, les gouvernements de pays comme le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne continuent de croire qu’ils pourront affronter l’avenir sans opérer de réformes. Il s’agit sans nul doute de la plus grande erreur de la politique actuelle.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

12 octobre 2026 Bangkok : Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale / Perspectives économiques mondiales
13 octobre 2026 Riad : Congrès mondial de l'énergie du WPC (jusqu'au 15 octobre)
14 octobre 2026 Chine, États-Unis : Inflation CPI, septembre, US Beige Book
15 octobre 2026 États-Unis : Inflation PPI, septembre, Indice Empire Manufacturing, octobre

Événements

Séance d’information pour particuliers en anglais – Longevity II : Investing for a Longer Life

Le mercredi 21 octobre 2026, à 18h00, aura lieu notre prochaine séance d’information pour particuliers en anglais.
Cette séance s’adresse aux personnes anglophones qui souhaitent se faire une idée de notre entreprise, sans aucun engagement.

Vous trouverez des informations plus détaillées et les modalités d’inscription dans la section anglaise de notre site Internet.


Foire de Zoug 2026

Cette année, nous serons à nouveau présents à la foire de Zoug. La plus importante exposition d’automne de Suisse centrale pour le commerce et l’industrie aura lieu du samedi 24 octobre au dimanche 1er novembre 2026 sur le site du Stierenmarkt à Zoug.
Nous nous réjouissons de vous accueillir à la foire d’automne de Zoug sur notre stand (B1.18) de la Halle B1.

Vous trouverez de plus amples informations ici.


Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz – janvier 2027

Le prochain Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz aura lieu le mercredi 13 janvier 2027 au Theater Casino de Zoug et le mardi 19 janvier 2027 au KKL de Lucerne.
Le programme sera mené par le fondateur et CEO Timo Dainese. Le Prof. Dr. Maurice Pedergnana, notre économiste en chef, expliquera les perspectives pour l’économie et les marchés des capitaux.

Vers l’inscription
(en suisse allemand)

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2025
SMI 13'787.4 +3.9%
SPI 19'542.7 +7.3%
DAX € 25'087.3 +2.4%
Euro Stoxx 50 € 6'173.4 +6.6%
S&P 500 $ 7'811.5 +14.1%
Dow Jones $ 51'655.0 +7.5%
Nasdaq $ 27'366.2 +17.7%
MSCI EM $ 1'708.8 +21.7%
MSCI World $ 4'962.4 +12.0%
Marchés obligataires depuis 31/12/2025
SBI Dom Gov TR 218.4 –2.1%
SBI Dom Corporate TR 121.1 –0.4%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2025
SXI RE Funds 595.0 –1.1%
SXI RE Shares 4'491.2 –0.6%
Matières premières depuis 31/12/2025
Pétrole ($/Bbl.) 91.9 +60.0%
Or (CHF/kg) 111'934.7 +1.7%
Bitcoin (USD) 82'438.6 –5.9%
Cours de change depuis 31/12/2025
EUR/CHF 0.9299 –0.1%
USD/CHF 0.8301 +4.7%
EUR/USD 1.1200 –4.6%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF -0.04% -0.1%–0.0% 0.2%–0.4%
EUR 2.63% 2.9%–3.1% 2.5%–2.7%
USD 4.03% 4.0%–4.2% 3.6%–3.8%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 0.57% 0.2%–0.5% 0.4%–0.7%
EUR 3.46% 3.2%–3.5% 2.8%–3.2%
USD 5.24% 4.4%–4.8% 4.2%–4.6%
Renchérissement
2025 2026P 2027P
Suisse 0.1% 0.6% 0.7%
Zone euro 2.2% 2.7% 2.2%
Etats-Unis 3.0% 3.5% 2.6%
Economie (PIB real)
2025 2026P 2027P
Suisse 1.2% 1.6% 1.6%
Zone euro 1.4% 1.5% 1.7%
Etats-Unis 2.3% 2.3% 2.2%
Global 3.0% 3.1% 3.2%
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