Rapport hebdomadaire 32/2026

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L’IA domine les marchés

Après plusieurs mois d’euphorie quasi illimitée entourant l’IA sur les marchés financiers, les doutes sur la question de savoir s’il ne s’agit pas plutôt d’une bulle se sont amplifiés récemment. C’est typiquement le cas des phases précoces des avancées technologiques révolutionnaires. Quand Gutenberg a inventé l’imprimerie, la noblesse et l’Église craignaient de perdre le contrôle, car le savoir et l’éducation étaient soudainement accessibles au plus grand nombre. En réalité, on assistait à l’époque à la naissance de la communication de masse.
Depuis lors, plusieurs moyens tels qu’Internet, les satellites et la fibre optique ont fait exploser la communication mondiale et reporté les coûts marginaux à un niveau proche de zéro. Toutes les 60 secondes, près de 69 millions de messages sont échangés sur WhatsApp, près de 241 millions d’e-mails sont envoyés et 625 millions de vidéos TikTok sont visionnées. Et 1.7 million de « prompts » d’IA, à savoir des saisies des questions ou des instructions de travail adressées à l’intelligence artificielle, sont déjà envoyés chaque minute. L’utilisation des prompts d’IA est actuellement en plein boom, ce qui rend également nécessaire des capacités de calcul et de stockage accrues – ainsi qu’une série d’autres éléments – afin que l’IA puisse être à la hauteur des attentes élevées placées en elle. L’utilisation de l’IA n’en est qu’à ses balbutiements.
Certaines entreprises, comme Meta, construisent des centres de données aussi grands que Manhattan (par exemple Hyperion), d’autres ont des proportions moindres, mais tout aussi ambitieuses. Ce mouvement a entraîné une hausse de la demande en infrastructures, en énergie, en systèmes de refroidissement et en puces électroniques – ainsi qu’en actions et en obligations des entreprises concernées, qu’elles soient grandes ou petites, proches ou lointaines. Néanmoins, il n’est plus possible de financer ces investissements colossaux par les flux de trésorerie issus des activités opérationnelles quotidiennes. C’est pourquoi on commence à avoir recours à diverses sources de financement externe : crédits bancaires, marchés obligataires et boursiers. Pourtant, le scepticisme entourant la rentabilité finale de l’ensemble de ces investissements a fait chuter les cours des obligations et des actions, et les hedge funds se sont retirés de manière agressive de l’« AI-Trade », qu’ils avaient alimenté dans le monde entier depuis avril.
Malgré cela, nous restons convaincus que les innovations de cette période continueront à générer beaucoup de prospérité. Etant donné que nous sommes toutefois au tout début de ces inventions et innovations, il est difficile de savoir qui en sortira réellement gagnant à moyen et long terme. Les cours des actions ne constituent nullement des indicateurs prévisionnels fiables. C’est pourquoi nous couvrons un certaine diversité grâce à des ETF spécifiques, dans le but de capter les modèles économiques les plus performants. Et nous les combinons avec un stock de base composé d’actions solides, génératrices de cashflow et dotées d’une valorisation équitable, une gestion solide, une clientèle en forte croissance et une capacité économique convaincante à verser des dividendes.
Le Swiss Market Index a terminé le mois de juillet sur une note positive (+1.1 %), tandis que les indices technologiques Nasdaq Composite (-3.2 %) et Nasdaq 100 (-6.6 %) ont subi des pertes importantes. Les actions des marchés émergents ont également connu une correction (-3.3 %). L’indice mondial des actions (-0.1. %) est resté stable en juillet, tandis que l’indice obligataire mondial (-1.4 %, couvert en CHF) a enregistré un mouvement de repli relativement marqué. L’indice suisse des obligations a également beaucoup perdu au vu de ses antécédents (-1.1 %).

Sujet de la semaine : Success Story polonaise

La Pologne est une histoire à succès économique, raison pour laquelle elle va accéder prochainement, dans tous les indices, du statut de pays émergent à celui de nation industrialisée. Le leader du marché, MSCI, évalue toujours la Pologne comme un « pays émergent », mais pour S&P Dow Jones Indices, la Pologne est officiellement considérée depuis le 14 juillet comme un « Developed Market » – l’un des 25 pays seulement à jouir de ce statut.

Ce résultat est le fruit de la transformation remarquable du pays, qui s’est étalée sur 35 ans. En 1989, la Pologne était un pays communiste à l’économie détruite. L’intelligentsia avait été anéantie, les rayons des magasins étaient vides, les paquets de chewing-gum s’échangeaient comme une monnaie solide et il fallait attendre des années pour obtenir une minuscule Fiat 126p. Il n’y avait ni centres commerciaux, ni produits de marque, ni McDonald’s.

Depuis, la Pologne est devenue l’une des économies européennes au taux de croissance le plus élevé, et elle a surmonté la crise financière de 2008 sans traverser un seul trimestre de récession. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant, qui s’élevait à 1800 dollars en 1991, atteint aujourd’hui 25’000 dollars, soit un niveau supérieur à celui de l’Espagne, et la Pologne pourrait bientôt rattraper le Royaume-Uni. Mais ce PIB par habitant est également supérieur au PIB par habitant de la République tchèque, de la Slovaquie et de la Hongrie, pays qui ont tous bénéficié du soutien de l’Union européenne (UE) en tant que membres à part entière pour leur développement structurel.

La population de la Pologne dispose d’un bon niveau de formation. Le pays se distingue par un travail acharné, par un esprit d’entreprise et des infrastructures modernes. La Pologne est le quatrième partenaire commercial de l’Allemagne, dépassant ainsi la France. Il reste à espérer que des évolutions similaires se produiront dans le sud-est de l’Europe. De nombreux établissements financiers externalisent leurs services vers la Pologne, considérée comme fiable, comme un nombre croissant d’entreprises industrielles telles que Huber+Suhner, dont le segment de produits au plus fort taux de croissance provient de Cracovie, où se trouvent deux sites de production.

La Pologne affiche actuellement une croissance annuelle de 3.8 % et a un bel avenir devant elle, pour autant que la stabilité politique s’améliore. Le pays pourrait bien s’imposer comme un moteur de la croissance au sein de l’UE, à condition qu’il poursuive sa voie dynamique d’investissement dans les secteurs de l’énergie et de l’innovation. Le fait que les dépenses consacrées à la défense aient depuis longtemps dépassé le seuil fixé par l’OTAN illustre parfaitement ce propos. Ici aussi, la Pologne est considérée comme un « élève modèle ». En tous les cas, la Pologne a entre-temps reçu une invitation à la réunion du G20 qui se tiendra en décembre à Miami.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

3 août 2026 États-Unis : indice manufacturier ISM, juillet
5 août 2026 États-Unis : emploi ADP, indice des services ISM, juillet
6 août 2026 Allemagne : commandes dans l’industrie, juin
9 août 2026 Chine : prix à la consommation et à la production

Podcast / Événements

« Zugerberg Finanz Perspektive » – Des informations financières disponibles partout

Ce podcast propose des analyses compactes sur les marchés, l’économie et les placements financiers. Maurice Pedergnana, économiste en chef, et Cyrill von Burg, CIO, expliquent des sujets complexes de manière compréhensible.

Cliquer ici pour aller au Podcast
(en suisse allemand)


Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance

Le jeudi 17 septembre 2026 aura lieu chez nous au Lüssihof notre prochaine séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation, sans aucun engagement.

Vers l’inscription
(en suisse allemand)


Séance d’information pour particuliers en anglais – Longevity II : Investing for a Longer Life

Le mercredi 21 octobre 2026, à 18h00, aura lieu notre prochaine séance d’information pour particuliers en anglais.
Cette séance s’adresse aux personnes anglophones qui souhaitent se faire une idée de notre entreprise, sans aucun engagement.

Vous trouverez des informations plus détaillées et les modalités d’inscription dans la section anglaise de notre site Internet.

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2025
SMI 14'346.1 +8.1%
SPI 20'161.2 +10.7%
DAX € 25'629.2 +4.7%
Euro Stoxx 50 € 6'358.0 +9.8%
S&P 500 $ 7'489.7 +9.4%
Dow Jones $ 52'485.0 +9.2%
Nasdaq Composite $ 25'373.9 +9.2%
MSCI EM $ 1'665.9 +18.6%
MSCI World $ 4'847.9 +9.4%
Marchés obligataires depuis 31/12/2025
SBI Dom Gov TR 219.6 –1.6%
SBI Dom Non-Gov TR 121.7 +0.1%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2025
SXI RE Funds 599.2 –0.4%
SXI RE Shares 4'800.3 +6.2%
Matières premières depuis 31/12/2025
Pétrole ($/Bbl.) 84.7 +47.5%
Or (CHF/kg) 105'042.6 –4.6%
Bitcoin (USD) 62'899.3 –28.2%
Cours de change depuis 31/12/2025
EUR/CHF 0.9304 0.0%
USD/CHF 0.8075 +1.9%
EUR/USD 1.1527 –1.9%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF -0.05% -0.1%–0.0% -0.1%–0.0%
EUR 2.48% 1.9%–2.1% 1.7%–1.9%
USD 3.82% 3.4%–3.6% 3.0%–3.3%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 0.44% 0.2%–0.5% 0.4%–0.7%
EUR 3.16% 2.8%–3.0% 2.5%–2.8%
USD 4.73% 4.1%–4.4% 3.7%–4.0%
Renchérissement
2025 2026P 2027P
Suisse 0.1% 0.3% 0.5%
Zone euro 2.2% 1.8% 1.8%
Etats-Unis 3.0% 2.5% 2.0%
Economie (PIB real)
2025 2026P 2027P
Suisse 1.2% 1.3% 1.5%
Zone euro 1.4% 1.4% 1.7%
Etats-Unis 2.3% 2.2% 2.0%
Global 3.0% 3.0% 3.0%
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