Le 28 août, le président de la Fed, Kevin Warsh, a tenu le discours d’ouverture de la réunion des gouverneurs des banques centrales organisé à Jackson Hole, dans les Rocheuses. Il a clairement qualifié la Réserve fédérale de responsable de « 65 mois d’inflation élevée persistante », qui n’a plus jamais retrouvé depuis la pandémie son objectif de 2 % à moyen terme. L’indice des prix des dépenses de consommation personnelles, appelée « inflation PCE », s’élève actuellement à 3.7 %. C’est pourquoi il convient avant tout selon lui de se concentrer sur les prix, d’autant plus que le marché du travail est stable. Ces propos ne constituent en aucun cas un signal de baisse des taux d’intérêt, mais plutôt un signe que la banque centrale américaine prend au sérieux le risque d’inflation. Ce discours a suscité de nombreuses réactions. De premier abord, la Maison Blanche a semblé s’en réjouir, car l’inflation, dopée par les prix de l’énergie, n’a pas été associée au président américain. Mais à y regarder de plus près, on a pu constater une certaine frustration face à la perspective d’une probabilité accrue de hausse des taux d’intérêt par rapport à une baisse avant les importantes élections de mi-mandat prévues cet automne. La probabilité d’une hausse des taux d’intérêt en septembre est ainsi passée d’environ 35 % avant le discours à près de 57 % après celui-ci. Les courbes des taux se sont déplacées vers le haut, ce qui a entraîné une baisse des cours vendredi soir. Quant au dollar, il a connu une légère hausse, tandis que le bitcoin et l’or ont accusé de légères pertes. L’or reste néanmoins en passe d’enregistrer en août sa meilleure performance mensuelle depuis 1999. Le Bitcoin est resté stable sur la semaine, après avoir progressé de 23 % la semaine précédente. Depuis l’éclatement du conflit au Proche-Orient fin février, le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé, ce qui a récemment stabilisé le prix du baril de Brent entre 87 et 94 dollars environ. Il en a résulté un choc de croissance négatif à l’échelle mondiale. Dans le même temps, l’économie mondiale connaît un choc de croissance positif grâce aux investissements continus dans l’intelligence artificielle. En outre, les États-Unis ont pu s’assurer l’accès aux immenses réserves pétrolières du Venezuela au moyen de prises de participations. A cet égard, il faut savoir que les réserves de pétrole brut du Venezuela sont supérieures à celles de tout autre pays. Cette nouvelle s’inscrit dans le contexte du départ du Venezuela du cartel pétrolier de l’OPEP, et du renforcement par les États-Unis, y compris le Venezuela, de leur rôle de premier producteur mondial de pétrole brut et exploitant de raffineries. Sur les marchés boursiers, aucune évolution notable n’a été observée la semaine dernière. Pour la quasi-totalité des indices boursiers, les variations sont restées inférieures à 1 %. L’indice mondial des actions a légèrement progressé (+0.3 %). Sur le plan des actions suisses, Partners Group (+5 %) a connu une excellente semaine, tout comme Sika et Holcim (4 % chacun), tandis que les poids lourds de l’indice, Nestlé (-1 %), Novartis (-3 %) et Roche (-5 %), ont brisé l’élan du SMI. La poursuite ou non du rebond boursier cet automne dépendra également de la réponse donnée à la question suivante : les rendements obligataires en hausse constituent-ils uniquement une réaction temporaire à des données élevées de l’inflation en raison de la guerre et, par conséquent, de la hausse des prix de l’énergie, ou certains paramètres des marchés boursiers et obligataires sont-ils en train de changer de manière structurelle et durable ? Nous aborderons cette question dans le rapport mensuel de septembre, qui paraîtra cette semaine encore.
Le fabricant de puces Nvidia a annoncé un chiffre d’affaires record de 96 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, avec un bénéfice de 60 milliards de dollars. Pour le troisième trimestre, l’entreprise table sur un chiffre d’affaires de 108 milliards de dollars. Comme d’importants capitaux d’investisseurs sont sur la sellette, toutes les banques, gérants de fonds et gestionnaires de fortune surveillent de près cette entreprise. Mais ceux qui pensent que le cours de l’action va prendre l’ascenseur suite à ces résultats trimestriels impressionnants se trompent : sur la semaine, son cours a enregistré une hausse de 1.3 %, que l’on pourrait presque qualifier de dérisoire, et ce malgré le fait que les résultats dépassaient largement les attentes des analystes. Probablement ceux-ci espéraient-ils secrètement que leurs attentes soient largement dépassées. Nvidia n’a plus besoin d’apporter la preuve qu’il existe un boom de l’IA. « L’IA a atteint un moment-clé », a déclaré le PDG Jensen Huang. Elle accomplit un travail utile, est productive et rentable. Par conséquent, la demande connaît une croissance considérable. L’entreprise doit plutôt démontrer que ce boom sera encore plus important que ne le laissent présager les cours boursiers. En effet, la société est désormais valorisée à 5’240 milliards de dollars, devançant ainsi d’autres entreprises telles qu’Apple (4’670 milliards), Alphabet (4’220 milliards), Microsoft (3’810 milliards) et Amazon (2’870 milliards). Il est vrai que ces hyperscalers génèrent encore 55 % du chiffre d’affaires de Nvidia, mais tous suivent désormais leurs propres feuilles de route en matière de puces afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de Nvidia. À l’inverse, Nvidia se tourne de plus en plus vers d’autres entreprises pour qui il est plus difficile de se refinancer à des conditions avantageuses sur les marchés financiers. Nvidia est en train de devenir la « banque attitrée du secteur de l’IA » : elle est active par le biais de cautions, de garanties de chiffre d’affaires et de prêts accordés à ses fournisseurs et clients, et développe un grand nombre de participations dans des entreprises. Par exemple, l’entreprise a annoncé ce mois-ci avoir fourni une caution de près de 105 milliards de dollars pour un centre de données d’OpenAI à Portsmouth, dans l’Ohio. Les dimensions atteignent une ampleur inédite : le projet de centre de données, d’une puissance prévue de 10 gigawatts, deviendra la plus grande installation de ce type au monde, avec un coût total estimé de 350 milliards de dollars pour l’ensemble du projet. Les ordinateurs qui y seront installés devraient principalement utiliser des systèmes de puces de Nvidia. Peu de temps auparavant, Nvidia avait annoncé la mise en place, en collaboration avec les acteurs du capital-investissement et du crédit privé Goldman Sachs, KKR, Apollo et Blackrock, d’une plateforme financière permettant de mobiliser, au cours des prochains mois, jusqu’à 500 milliards de dollars pour financer les futurs développements en matière d’IA.
Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 17 septembre 2026 aura lieu chez nous au Lüssihof notre prochaine séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation, sans aucun engagement.
Vers l’inscription (en suisse allemand)
Séance d’information pour particuliers en anglais – Longevity II : Investing for a Longer Life
Le mercredi 21 octobre 2026, à 18h00, aura lieu notre prochaine séance d’information pour particuliers en anglais. Cette séance s’adresse aux personnes anglophones qui souhaitent se faire une idée de notre entreprise, sans aucun engagement.
Vous trouverez des informations plus détaillées et les modalités d’inscription dans la section anglaise de notre site Internet.
Foire de Zoug 2026
Cette année, nous serons à nouveau présents à la foire de Zoug. La plus importante exposition d’automne de Suisse centrale pour le commerce et l’industrie aura lieu du samedi 24 octobre au dimanche 1er novembre 2026 sur le site du Stierenmarkt à Zoug. Nous nous réjouissons de vous accueillir à la foire d’automne de Zoug sur notre stand (B1.18) de la Halle B1.
Vous trouverez de plus amples informations ici.