Rapport hebdomadaire 35/2026

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Des actions suisses stables

Dernièrement, nous avons pu observer des fluctuations sur les marchés boursiers et des devises. Les rendements obligataires en hausse et le scepticisme persistant sur la question de savoir si tous les investissements dans l’IA deviendront rentables assez rapidement ont entraîné des fluctuations sur le plan des valeurs technologiques. En une semaine, le Nasdaq 100 a nettement reculé (-2.5 % en USD ; -3.9 % en CHF), à l’instar de l’indice mondial des actions (-2.6 % en CHF), les marchés asiatiques ayant eux aussi affiché une certaine faiblesse.
L’annonce par le ministre américain des Finances, Scott Bessent, d’un nombre d’achats de bons du Trésor américain bien plus important que prévu, n’a été suivie que par une courte phase de répit pour les rendements, alors que la devise nationale subissait une forte dépréciation (-1.5 % USD/CHF). Sur le marché obligataire américain, il est possible d’investir plus rapidement et plus d’argent que sur n’importe quel autre marché obligataire. Et pourtant, on a assisté récemment à une recrudescence des doutes sur le pilier du système financier mondial. La dette des États-Unis s’élève désormais à plus de 40’000 milliards de dollars. Il y a dix ans, elle ne représentait encore que la moitié de ce chiffre. Le déficit public s’élève à environ 6.5 % du produit intérieur brut (PIB) de 32’400 milliards de dollars. On peine à imaginer où se situerait la croissance du PIB si l’économie n’était pas « dopée » par des déficits publics massifs, supérieurs à ceux de toute autre grande nation industrialisée.
L’assainissement du budget de l’État ne figure toutefois pas sur l’agenda politique de Donald Trump. Cela explique pourquoi si les États-Unis souhaitent par exemple emprunter de l’argent pour une durée de 30 ans, il leur faut actuellement payer des taux d’intérêt qui n’avaient plus été aussi élevés depuis 2007. Les investisseurs ont exprimé leurs inquiétudes concernant les prix toujours élevés du pétrole (+15 % ces deux dernières semaines) et des marges de raffinage élevées, ce qui risque d’entraîner une hausse des taux d’inflation, en particulier dans les économies très gourmandes en énergie comme les États-Unis, et ainsi également une hausse de l’endettement public. Il en découle que de nombreux investisseurs ont tenté de se débarrasser de leurs obligations à long terme, ce qui a fait baisser leurs cours et grimper les rendements. Dans cette quête d’alternatives, même les investisseurs institutionnels se sont tournés vers l’or et le bitcoin. Le cours de l’or a grimpé à plus de 4’600 dollars l’once troy et celui du bitcoin à plus de 77’000 dollars.
L’indice Swiss Market Index (SMI) a quant à lui progressé la semaine dernière pour atteindre 14’457 points (+0.5 %) et affiche une nette hausse depuis le début du mois (+0.8 %). Le SMI propose actuellement ce qui plaît aux investisseurs : des bilans solides, des cashflows disponibles transparents, un pouvoir de fixation des prix et une large diversification géographique du chiffre d’affaires et des bénéfices. Geberit (+7 %) a terminé la semaine dernière en tête, devant les valeurs du secteur de la santé que sont Roche (+6 %), Lonza (+5 %) et Novartis (+4 %). Le spécialiste des équipements sanitaires Geberit a enregistré une croissance pour le neuvième trimestre consécutif et a maintenu ses marges à un niveau élevé. La région Europe, dans laquelle Geberit génère près de 90 % de son chiffre d’affaires, a enregistré une forte progression (+5.6 %). D’une manière générale, on constate que la conjoncture européenne prend de l’élan. Dans la zone euro, la croissance annualisée du PIB s’est accélérée, passant de 0.8 % à 1.6 % au deuxième trimestre. L’indice PMI manufacturier est récemment passé de 51.9 à 52.8, soit son plus haut niveau depuis mai 2022. Manifestement, la hausse des dépenses de défense et les investissements dans les centres de données ont également un impact économique sur l’Europe.

Sujet de la semaine : Une démographie suisse en mutation

En Suisse, la croissance démographique est quasiment à l’arrêt. En effet, la croissance démographique annuelle est inférieure à 1.0 % depuis 2017 et n’a représenté que 0.8 % l’année dernière. Néanmoins, ce qui frappe le plus est le vieillissement de la population, auquel même la Suisse ne saurait échapper. En 2025, un changement historique s’est produit dans la pyramide des âges : pour la première fois dans l’histoire de la Confédération, le quotient d’âge des personnes âgées dépasse celui des jeunes.

Sous l’angle économique, cela signifie que le nombre de personnes qui quittent le marché du travail est supérieur à celui des jeunes qui y accèdent. Par conséquent, non seulement la main-d’œuvre vient à manquer, mais aussi les cotisants pour la prévoyance vieillesse ainsi que pour tous les autres régimes de sécurité sociale. Les classes d’âge les plus représentées au sein de la population suisse se situent entre 55 et 69 ans. Ce sont elles qui feront prendre l’ascenseur aux charges ces prochaines décennies, sans qu’il y ait de perspectives de financement durable.

En particulier, le nombre de personnes âgées de plus de 90 ans a augmenté ces dernières années, puisqu’elles sont désormais près de 90’000, dont 31 % d’hommes et 69 % de femmes. Chez les plus de 100 ans, la proportion de femmes dépasse 83 %. La prolongation de l’espérance de vie représente un défi à la fois social et économique. En effet, un secteur économique de grande ampleur se développe autour du thème de la santé éternelle, avec pour objectif de maintenir le corps aussi dynamique et en bonne santé que possible. À 25 ans déjà, certains s’inquiètent de leurs rides, bien plus que du financement de leurs vieux jours. Et à 50 ans, de nombreuses personnes n’ont toujours pas conscience de la probabilité d’atteindre un certain âge. Mais ceux qui ne commencent à planifier leurs finances qu’à 60 ans partent vraiment tard.

Nombreux sont ceux qui sous-estiment d’une manière générale leur espérance de vie et choisissent une période trop courte pour leur profil d’investissement. Ce qui importe, c’est l’espérance de vie à 65 ans (plus de 22 ans pour toutes les femmes et environ 26 ans pour les femmes aisées– tendance à la hausse) et celle à 80 ans. En tous les cas, les tables de mortalité reflètent les tendances observées depuis les classes d’âge nées à partir de 1876. Les personnes nées entre 1961 et 1966 partent maintenant à la retraite (anticipée). Si l’évolution de la mortalité poursuit sur cette tendance, les hommes et les femmes nés en 2017 vivront en moyenne jusqu’à 91 et 94 ans respectivement, et les plus aisés environ 3 ans de plus.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

25 août 2026 Allemagne : PIB du 2e trimestre et indice ifo du climat des affaires, août
26 août 2026 États-Unis : PIB du 2e trimestre et inflation (sous-jacente) juillet
27 août 2026 États-Unis : Jackson Hole : début de la réunion des banques centrales sur la politique monétaire
28 août 2026 Suisse : Baromètre conjoncturel du COF, août

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Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2025
SMI 14'457.0 +9.0%
SPI 20'317.8 +11.5%
DAX € 26'136.6 +6.7%
Euro Stoxx 50 € 6'462.2 +11.6%
S&P 500 $ 7'674.4 +12.1%
Dow Jones $ 53'277.0 +10.8%
Nasdaq Composite $ 26'180.5 +12.6%
MSCI EM $ 1'721.9 +22.6%
MSCI World $ 4'969.8 +12.2%
Marchés obligataires depuis 31/12/2025
SBI Dom Gov TR 220.2 –1.3%
SBI Dom Non-Gov TR 122.0 +0.4%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2025
SXI RE Funds 588.5 –2.1%
SXI RE Shares 4'707.3 +4.1%
Matières premières depuis 31/12/2025
Pétrole ($/Bbl.) 87.1 +51.6%
Or (CHF/kg) 118'568.5 +7.7%
Bitcoin (USD) 77'504.6 –11.6%
Cours de change depuis 31/12/2025
EUR/CHF 0.9352 +0.5%
USD/CHF 0.8012 +1.1%
EUR/USD 1.1679 –0.6%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF -0.07% -0.1%–0.0% -0.1%–0.0%
EUR 2.52% 1.9%–2.1% 1.7%–1.9%
USD 3.74% 3.4%–3.6% 3.0%–3.3%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 0.41% 0.2%–0.5% 0.4%–0.7%
EUR 3.23% 2.8%–3.0% 2.5%–2.8%
USD 4.73% 4.1%–4.4% 3.7%–4.0%
Renchérissement
2025 2026P 2027P
Suisse 0.1% 0.3% 0.5%
Zone euro 2.2% 1.8% 1.8%
Etats-Unis 3.0% 2.5% 2.0%
Economie (PIB real)
2025 2026P 2027P
Suisse 1.2% 1.3% 1.5%
Zone euro 1.4% 1.4% 1.7%
Etats-Unis 2.3% 2.2% 2.0%
Global 3.0% 3.0% 3.0%
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