Rapport hebdomadaire 41/2026

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Le quatrième trimestre est arrivé !

La semaine dernière a finalement été marquée par des nouvelles négatives. Malgré une fin de séance en hausse vendredi, le Swiss Market Index a clôturé la semaine à 13’660 points (-2.0 %). En septembre, les taux d’inflation ont atteint des niveaux élevés, notamment chez nos voisins, en raison des prix de l’énergie. En Allemagne, par exemple, l’inflation a récemment atteint 3.3 %. Hors prix de l’énergie, l’inflation sous-jacente s’établit à 2.4 %, soit un niveau proche de celui de la stabilité des prix.
Toutefois, la situation de guerre qui perdure au Proche-Orient a fait grimper le prix moyen du pétrole brut à environ 105 dollars en septembre. Une telle analyse a l’avantage de permettre d’identifier précisément la cause de la hausse de l’inflation. Par conséquent, il est aussi possible de prévoir un recul de l’inflation dès la fin des hostilités, comme le montrent déjà certains signes. Dernièrement, les pénuries d’approvisionnement ont drastiquement diminué, et le prix du pétrole brut a légèrement reculé. Au dernier trimestre, cette tendance devrait se poursuivre – probablement avec une certaine volatilité – lorsque la prime de risque politique s’estompera progressivement. Les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient ont déjà retrouvé 98 % de leur niveau d’avant-guerre. Cette reprise a été favorisée par la reprise des transports via l’oléoduc est-ouest de l’Arabie saoudite et par le recours accru à des voies d’exportation alternatives. De plus, les pays du G7 et leurs partenaires prévoient de libérer, au cours des quatre prochains mois, jusqu’à 100 millions de barils de réserves d’urgence de pétrole et de gazole. Bien que cette mesure génère un certain soulagement sur le court terme, elle ne constitue toutefois pas une solution à long terme sur le plan de la disponibilité mondiale des carburants. Pourtant, à l’annonce de cette nouvelle, les prix du gazole sur le marché à terme européen ont immédiatement dégringolé de plus de 8 %.
Cette situation a également entraîné un léger rebond sur les marchés obligataires vendredi dernier. La baisse des cours du pétrole brut s’accompagne immédiatement d’une révision à la baisse des anticipations d’inflation et d’évaluations plus modérées de la politique monétaire. La semaine dernière, la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale le 28 octobre est passée de près de 75 % à environ 23 %. La déception causée par un rapport publié sur le marché du travail pour le mois de septembre y a également contribué. De plus, les chiffres des salaires et des rémunérations pour juillet et août ont été revus à la baisse. Aux États-Unis, la croissance de l’emploi perd de son élan et stagne presque, alors que le chômage augmente légèrement.
Cela pourrait représenter un phénomène typique de la phase d’accélération de l’intelligence artificielle : une reprise économique accompagnée d’une stagnation de l’emploi. Le PIB, la productivité, les bénéfices et la production augmentent – mais pas l’emploi ni les salaires. En tous les cas, si l’on examine les cours des actions et les prévisions de bénéfices, c’est-à-dire le « Foward KGV » (ratio cours/bénéfice à terme) actuel pour les 12 prochains mois, celui-ci s’établit à environ 19 pour l’indice S&P 500 dans son ensemble. Ce chiffre est inférieur à la moyenne sur cinq ans. Cela souligne l’accélération de la croissance des bénéfices, en raison de la hausse des marges et de l’expansion de l’économie, stimulée en grande partie par les investissements dans l’IA. En Europe également, les prévisions de bénéfices ont augmenté dernièrement – et ce en dépit de la hausse des prix de l’énergie et l’inflation. Comme nous observons depuis peu une forte baisse des cours du pétrole sur le marché à terme, nous restons confiants pour le dernier trimestre.

Sujet de la semaine : Nouvelles du monde de la finance

La semaine dernière, les rendements de certaines obligations d’État sont devenus hors de contrôle, et ce dans des proportions inquiétantes. Au final, les marchés boursiers en ont souffert eux aussi, car les géants de l’IA tels qu’Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft recherchent, à l’instar des États fortement endettés, des capitaux à long terme afin de financer leurs investissements dans des centres de données. L’investisseur dans l’IA Softbank, qui construit actuellement le plus grand centre de données au monde à Portsmouth, dans l’Ohio, aux États-Unis, a dû offrir un rendement de près de 10 % en dollars pour lever des capitaux sur au moins sept ans.

Dans la course aux capitaux d’emprunt, les banques centrales semblent perdre leur marge de manœuvre. Au vu de l’endettement croissant des États, les entreprises mondiales de qualité sont considérées comme moins risquées. En France, le spread des obligations d’État par rapport aux obligations fédérales allemandes a par conséquent grimpé à 150 points de base – un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2011, quand la zone euro traversait une crise de la dette à cause de la Grèce. À l’heure actuelle, ceux qui confient leur argent à l’État allemand pour une durée de dix ans obtiennent un rendement de 3.4 %, contre 4.9 % en France (en euros).

Aux États-Unis, les rendements ont grimpé à 5.3 % (en dollars) pour la première fois depuis 20 ans. La Confédération suisse conserve la note de crédit maximale « AAA ». L’agence de notation S&P avait déjà retiré cette note aux États-Unis en 2011. La France, dont les obligations ont récemment été rétrogradées à « A+ », en a fait l’expérience. Les doutes entourant un changement de cap de la politique budgétaire se renforcent, car la mise en œuvre des programmes d’épargne-retraite s’avère difficile.

La situation semble plus facile dans le monde des entreprises. La semaine dernière, le groupe de chimie de construction Sika a tenu sa journée annuelle des investisseurs. Le PDG a réaffirmé les objectifs de son programme d’efficacité « Fast Forward », qui devrait générer une contribution au résultat comprise entre 150 et 200 millions de francs d’ici 2028. Sika entend doper sa croissance en mettant l’accent sur ses activités dans le domaine des adhésifs. Dans ce cadre, le fabricant turc de colles et de produits d’étanchéité Akkim, dont le groupe a récemment fait l’acquisition, devrait jouer un rôle central, son chiffre d’affaires devant doubler d’ici cinq ans. « Les colles et les produits d’étanchéité font partie des principaux atouts concurrentiels de Sika », a déclaré le PDG du groupe, Thomas Hasler. Cela permettrait à Sika de gagner des parts de marché supplémentaires.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

5 octobre 2026 UE / États-Unis : Indice Sentix d’octobre et PMI finaux, septembre
7 octobre 2026 États-Unis : Risque total complet du 4e trimestre
8 octobre 2026 Allemagne : Risque total complet du 4e trimestre
9 octobre 2026 États-Unis : Moral des consommateurs, University of Michigan, octobre

Podcast « Zugerberg Finanz Perspektive »

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Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2025
SMI 13'660.9 +3.0%
SPI 19'397.2 +6.5%
DAX € 25'231.2 +3.0%
Euro Stoxx 50 € 6'238.5 +7.7%
S&P 500 $ 7'722.7 +12.8%
Dow Jones $ 51'177.0 +6.5%
Nasdaq $ 27'190.9 +17.0%
MSCI EM $ 1'708.9 +21.7%
MSCI World $ 4'926.3 +11.2%
Marchés obligataires depuis 31/12/2025
SBI Dom Gov TR 219.6 –1.6%
SBI Dom Corporate TR 121.2 –0.2%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2025
SXI RE Funds 592.7 –1.4%
SXI RE Shares 4'455.9 –1.4%
Matières premières depuis 31/12/2025
Pétrole ($/Bbl.) 91.1 +58.7%
Or (CHF/kg) 110'345.8 +0.3%
Bitcoin (USD) 84'436.9 –3.7%
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USD/CHF 0.8288 +4.6%
EUR/USD 1.1255 –4.2%
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3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF -0.04% -0.1%–0.0% 0.2%–0.4%
EUR 2.60% 2.9%–3.1% 2.5%–2.7%
USD 4.08% 4.0%–4.2% 3.6%–3.8%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 0.54% 0.2%–0.5% 0.4%–0.7%
EUR 3.43% 3.2%–3.5% 2.8%–3.2%
USD 5.27% 4.4%–4.8% 4.2%–4.6%
Renchérissement
2025 2026P 2027P
Suisse 0.1% 0.6% 0.7%
Zone euro 2.2% 2.7% 2.2%
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Economie (PIB real)
2025 2026P 2027P
Suisse 1.2% 1.6% 1.6%
Zone euro 1.4% 1.5% 1.7%
Etats-Unis 2.3% 2.3% 2.2%
Global 3.0% 3.1% 3.2%
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